Avant de construire des outils, j'ai dirigé des cuisines jusqu'à 250 repas par service. Cette expérience change tout: je comprends ce qui freine vraiment une brigade, pas seulement ce qui semble désorganisé depuis l'extérieur.
Les offres arrivent par email, en Excel ou par téléphone. Comparer, décider, commander prend trop de temps — et les erreurs coûtent cher.
Produit par produit dans un carnet, recalculé à la main chaque semaine. Une tâche qui bloque le chef pendant des heures sans créer de valeur.
La connaissance est dans la tête du chef ou dans des documents introuvables. Quand quelqu'un part, une partie de la cuisine part avec lui.
Sans outil pour croiser achats, recettes et ventes, la rentabilité repose sur des estimations — jamais sur des données réelles.
Les modifications se font par WhatsApp, les confirmations ne reviennent pas, les conflits se règlent le jour même en cuisine.
Les meilleurs éléments de l'équipe portent une connaissance invisible. Sans eux, le système vacille — et personne ne s'en rend compte avant que ce soit trop tard.
Prix, saisonnalité, contacts, historique — consultables en quelques secondes, sans chercher dans dix endroits.
Le chef dicte, le système calcule. L'inventaire complet en 30 minutes au lieu de 8 heures — même précision, fraction du temps.
Un bot entraîné sur vos recettes, vos fournisseurs, vos processus. Répond aux questions de la brigade sans sortir de la cuisine.
Achats, recettes, ventes croisés automatiquement. Le chef voit où il en est — sans calculer à la main.
Pourquoi je comprends votre contexte. J'ai travaillé dans des cuisines genevoises pendant 11 ans — Le Scandale, La Citadella, Giovanni Pasta, Palais des Nations. Je sais ce qu'est un service sous pression, ce que coûte une décision d'achat mal éclairée, et ce que représente une heure récupérée dans une brigade. Je ne construis pas des outils depuis un bureau.
En tant que chef au Palais des Nations, je gérais jusqu'à 250 repas par service avec une brigade réduite. L'inventaire prenait une demi-journée chaque mois — carnet physique, ressaisie tableur, calculs à la main. Les erreurs coûtaient cher : surstock sur des produits frais, ruptures sur les jours de forte demande.
J'ai construit ce système pour moi d'abord. Pas une idée théorique — une réponse à un problème réel, dans une cuisine réelle, sous contrainte réelle. La dictée vocale dans la dispensa : tu parles en marchant entre les étagères, le stock se met à jour. Les menus de la semaine : l'IA propose sur la base de ce que tu as, de la saison, des préférences relevées. Les commandes : générées automatiquement, tu valides ou tu ajustes.
Ce que j'ai appris en construisant ça : un outil de cuisine doit fonctionner avec le langage du cuisinier, pas l'inverse. Pas de formulaires. Pas de catégories imposées. Le système s'adapte à ta façon de travailler.
L'inventaire mensuel complet passe de demi-journée à 30 minutes — dictée vocale, zéro ressaisie, même précision.
Food cost, quantités commandes, saisonnalité — tout calculé automatiquement sur la base du stock et de l'historique.
L'IA propose la semaine sur la base de ce que tu as en stock, de la saison, et des plats qui ont bien fonctionné.
Pas de formulaires imposés. Le système s'adapte à ta façon de nommer les produits, tes habitudes, ton flux.
Sans préparation, sans engagement. On regarde ensemble comment le travail circule et où se perdent du temps et de l'énergie.